Faites une proclamation en Juda, faites-la entendre à Jérusalem, dites: Sonnez du cor dans le pays! Criez à pleine voix, dites: Rassemblez-vous pour entrer dans les places fortes. Levez l'étendard vers Sion! Allez vous mettre à l'abri! Ne vous arrêtez pas en chemin! C'est le malheur que je fais venir du nord, un grand désastre! Le lion monte de son fourré; le destructeur des nations se met en route, il sort de chez lui pour transformer ton pays en désolation: tes villes seront incendiées, vidées de leurs habitants. A cause de cela, revêtez le sac! Lamentez-vous! Hululez! Non, elle ne se détourne pas de nous, l'ardente colère du SEIGNEUR.

Comme des nuages, il monte à l'assaut; ses chars sont pareils à l'ouragan, ses chevaux, plus lestes que les vautours. Pauvres de nous! Nous sommes dévastés. Lave ton coeur de toute méchanceté, Jérusalem, afin d'être délivrée. Quand délogeront-elles de chez toi, tes pensées maléfiques? Depuis Dan, on fait une proclamation; de la montagne d'Éphraïm, on annonce une calamité.

Avertissez les nations, mobilisez contre Jérusalem! Des assiégeants viennent d'un pays lointain, ils donnent de la voix contre les villes de Juda. Tels les gardiens d'un champ, ils surgissent contre elle de partout. C'est à moi qu'elle est rebelle - oracle du SEIGNEUR. Ta conduite, tes agissements te valent cela. C'est le fruit de ta méchanceté, certes, c'est amer! Cela te frappe en plein coeur!

Mon ventre! mon ventre! je me tords de douleur! Les parois de mon coeur! C'est le tumulte en moi, je ne puis me taire, car je perçois l'alerte du cor, le hourra de guerre. On crie: "Désastre sur désastre!" Oui, tout le pays est dévasté. Soudain mon campement est dévasté, en un instant, mes tentes. Jusques à quand verrai-je l'étendard, entendrai-je l'alerte du cor? Oui, mon peuple est bête; ils ne me connaissent pas. Ce sont des enfants bornés; ils ne peuvent rien comprendre. Ils sont habiles à faire le mal; faire le bien, ils ne le savent pas.

Je regarde la terre: elle est déserte et vide; le ciel: la lumière en a disparu. Je regarde les montagnes: elles tremblent; toutes les collines sont ballottées. Je regarde: il n'y a plus d'hommes et tous les oiseaux ont fui. Je regarde: le pays des vergers est un désert, toutes les villes sont incendiées par le SEIGNEUR, par son ardente colère. Ainsi parle le SEIGNEUR: Toute la terre devient désolation, - pourtant je ne fais pas table rase. C'est pourquoi la terre est en deuil, et, là-haut, le ciel s'assombrit, parce que je l'ai décrété, que j'en ai conçu le projet; je n'y renonce pas et je ne reviens pas en arrière.

Jérémie 4, 5-8.13-28
(Traduction oecuménique)

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